MAYER
Avocat

Cabinet Mayer Avocat — Avocate au Barreau de Paris

Un accompagnement sur mesure,
à chaque étape de votre litige

Droit de la construction, garantie décennale, VEFA, litiges pompes à chaleur et panneaux photovoltaïques, droit des assurances, responsabilité civile — Émilie Mayer conseille et défend particuliers et professionnels du bâtiment dans tous les arrondissements de Paris, en Île-de-France et sur toute la France.

Émilie Mayer, Avocate au Barreau de Paris
En savoir plus

Une avocate engagée,
proche de ses clients

Émilie Mayer exerce au Barreau de Paris (Toque C010) et dirige son cabinet, Mayer Avocat, au cœur du 17e arrondissement. Sa pratique se concentre sur le droit de la construction, le droit des assurances, la responsabilité civile et les litiges liés à la vente en l'état futur d'achèvement (VEFA), au service tant des particuliers que des acteurs du secteur du bâtiment.

Le cabinet traite également les litiges relatifs aux pompes à chaleur et aux panneaux photovoltaïques : malfaçons, sous-performance, démarchage abusif et recours contre les installateurs.

Son approche allie exigence technique et sens de l'écoute : chaque dossier est traité avec la même attention, de la phase amiable jusqu'aux juridictions. Le cabinet intervient dans tous les arrondissements de Paris (1er au 20e), dans l'ensemble de l'Île-de-France — Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Yvelines, Essonne, Val-d'Oise, Seine-et-Marne — ainsi que sur toute la France.

Rigueur
Analyse approfondie de chaque situation pour une stratégie solide.
Proximité
Un interlocuteur unique, disponible et attentif à vos préoccupations.
Clarté
Des explications accessibles, sans jargon inutile, à chaque étape.
Efficacité
Une gestion proactive des dossiers orientée vers le résultat.

Des compétences ciblées
pour vos besoins

Le cabinet intervient en conseil et en contentieux sur des domaines spécialisés, avec une double clientèle : particuliers d'une part, professionnels du bâtiment d'autre part.

01
Droit de la construction & immobilier
Des désordres après travaux ? Le cabinet vous conseille et vous défend face aux constructeurs et à leurs assureurs.
  • Malfaçons, défauts de conformité
  • Garantie décennale et biennale
  • Réception des travaux
  • Expertises judiciaires et amiables
02
Droit des assurances
Face à un refus d'indemnisation ou une compagnie qui tarde, le cabinet vous assiste pour faire valoir vos droits.
  • Sinistres dommages-ouvrage
  • Refus de garantie
  • Prescription des actions
  • Clauses abusives et nullité
03
Responsabilité civile
Dommages causés ou subis, conflits de voisinage, troubles anormaux : le cabinet vous accompagne.
  • Troubles anormaux de voisinage
  • Responsabilité du fait des choses
  • Dommages corporels
04
Procédures d'expertise
Assistance complète lors des expertises judiciaires : préparation, présence aux réunions, dires à expert.
  • Référé-expertise
  • Suivi des opérations
  • Dire à expert
  • Rapport contradictoire
05
Vente en l'état futur d'achèvement (VEFA)
Vous avez acquis un logement sur plan et rencontrez des difficultés avec le promoteur ? Le cabinet vous accompagne pour défendre vos droits à chaque étape, de la livraison jusqu'au contentieux.
  • Retard de livraison et pénalités
  • Réserves à la livraison et levée de réserves
  • Non-conformité au contrat de réservation
  • Mise en œuvre des garanties (GFA, décennale)
  • Désordres post-livraison et recours contre le promoteur
06
Pompes à chaleur & panneaux photovoltaïques
Installation défectueuse, sous-dimensionnement, panne récurrente, ou litige avec le vendeur-installateur lors du démarchage ? Le cabinet vous accompagne face aux installateurs, fabricants et organismes de financement.
  • Malfaçons et désordres techniques (pompe à chaleur, panneaux solaires)
  • Sous-performance énergétique et non-conformité aux engagements
  • Litiges liés au démarchage à domicile et au financement (crédit affecté)
  • Mise en œuvre des garanties (décennale, biennale, fabricant)
  • Résolution ou nullité du contrat de vente/installation
01
Responsabilité des constructeurs
Architectes, entreprises, maîtres d'œuvre : défense face aux actions en garantie et recours entre cotraitants.
  • Garantie décennale & biennale
  • Recours entre constructeurs
  • Mise en cause en expertise
02
Assurances construction
Relations avec les assureurs, déclarations de sinistres, contestation des refus de garantie.
  • Assurance dommages-ouvrage
  • RC décennale & professionnelle
  • Nullité du contrat (art. L.113-8)
  • Prescription biennale
03
Contrats & litiges chantier
Rédaction et négociation de contrats, règlement des différends liés à l'exécution du marché.
  • Marchés publics & privés
  • Sous-traitance (loi de 1975)
  • Réception, levée de réserves
  • Retenues de garantie
04
Expertises judiciaires
Présence active, rédaction des dires techniques, coordination avec conseils techniques.
  • Stratégie de mise en cause
  • Dires à expert argumentés
  • Pré-rapports et discussions

Ce que disent nos clients

La confiance de nos clients est notre meilleure recommandation. Voici quelques témoignages de particuliers et de professionnels accompagnés par le cabinet.

★★★★★

« Maître Mayer a géré notre dossier de malfaçons avec une grande rigueur. Elle a su nous expliquer chaque étape de la procédure d'expertise clairement et nous avons obtenu une indemnisation satisfaisante. »

JP
Jean-Pierre M.
Particulier – Droit de la construction
★★★★★

« Une avocate à l'écoute, disponible et très compétente en droit des assurances. Notre sinistre semblait bloqué depuis des mois ; le cabinet a su débloquer la situation efficacement. »

SL
Sophie L.
Particulière – Droit des assurances
★★★★★

« En tant qu'entreprise du bâtiment, nous faisons régulièrement appel à Maître Mayer pour nos expertises judiciaires. Sa maîtrise technique et sa réactivité font toute la différence. »

TG
Thomas G.
Professionnel – Expertise judiciaire

Ces témoignages sont reproduits avec l'accord de nos clients. Conformément aux règles déontologiques de la profession d'avocat, ils ne constituent pas une garantie de résultats.

Droit de la construction :
comprendre pour mieux agir

Le cabinet publie régulièrement des articles pratiques sur le droit de la construction, les garanties légales, la VEFA et les litiges liés aux énergies renouvelables.

Chantier de construction – garantie décennale
Garantie décennale, biennale et parfait achèvement : le guide complet pour les particuliers
Fissures, infiltrations, défauts d'isolation... La loi vous protège. Découvrez les trois garanties légales qui s'imposent à tout constructeur et comment les actionner efficacement.
Remise de clés logement neuf – VEFA livraison
Achat sur plan (VEFA) : les 5 erreurs à éviter absolument le jour de la livraison
La livraison d'un logement neuf est un acte juridique — pas une simple remise de clés. Réserves, garanties, consignation des 5 %... voici comment protéger vos droits.
Pompe à chaleur mal installée – recours installateur
Pompe à chaleur mal installée : vos recours contre l'installateur
Malfaçons, démarchage abusif, achat en foire, crédit affecté... Découvrez tous vos recours contre un installateur de pompe à chaleur défaillant.
Droit de la construction

Garantie décennale, biennale et parfait achèvement : le guide complet pour les particuliers

Par Émilie Mayer, Avocate au Barreau de Paris  ·  Juin 2026  ·  Mis à jour régulièrement
Chantier de construction

Vous venez de faire réaliser des travaux et des désordres sont apparus ? Fissures, infiltrations, défauts d'isolation, problèmes d'étanchéité… Avant de vous décourager, sachez que la loi vous protège. Trois garanties légales s'imposent à tout constructeur — et une quatrième, l'assurance dommages-ouvrage, vient compléter le dispositif au bénéfice du maître d'ouvrage. Leurs conditions, durées et modes d'activation sont souvent mal connus des particuliers. Ce guide vous explique tout, étape par étape.

Vue d'ensemble des trois garanties légales

GarantieDuréeCe qu'elle couvreResponsable
Parfait achèvement1 anTous défauts, même mineursL'entrepreneur concerné
Biennale2 ansÉléments dissociables (volets, robinetterie, radiateurs…)L'installateur de l'équipement
Décennale10 ansDommages compromettant la solidité ou rendant le bien impropre à destinationTous les constructeurs

1. La garantie décennale (10 ans)

C'est la garantie la plus puissante. Prévue aux articles 1792 et suivants du Code civil, elle impose à tout constructeur — entrepreneur, architecte, bureau d'études, maître d'œuvre — de répondre pendant dix ans des dommages compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.

  • Durée : 10 ans à compter de la réception des travaux
  • Concerne : les dommages compromettant la solidité ou rendant l'ouvrage impropre à sa destination
  • Responsables : tous les constructeurs (entrepreneur, architecte, maître d'œuvre, bureau d'études…)
  • Obligation : assurance RC décennale obligatoire avant l'ouverture du chantier

Ce que la garantie décennale couvre

Sont notamment couverts : les fissures structurelles, les problèmes d'étanchéité de toiture ou de fondations, les défauts d'isolation thermique rendant le logement inhabitable, les désordres affectant les planchers porteurs. En pratique, tout désordre qui compromet la robustesse du bâti ou son usage normal entre dans le champ de la garantie décennale.

Ce que la garantie décennale ne couvre pas

La garantie décennale ne s'applique pas aux désordres purement esthétiques (rayures, défauts de peinture, teintes non conformes), ni aux dommages résultant d'un mauvais entretien ou d'une utilisation anormale du bien. Elle ne couvre pas non plus les éléments d'équipement dissociables, qui relèvent de la garantie biennale.

La transmissibilité en cas de vente

Si vous vendez votre bien avant l'expiration du délai de dix ans, les garanties légales — et notamment la garantie décennale — sont transmises automatiquement à l'acquéreur. Ce dernier peut agir directement contre le constructeur responsable, sans passer par vous.

À savoir : La garantie décennale s'applique également aux travaux de rénovation importants réalisés par un professionnel, dès lors qu'ils affectent la solidité de l'ouvrage. Si l'entreprise est en liquidation judiciaire, vous pouvez agir directement contre son assureur décennal : l'assurance responsabilité décennale suit l'ouvrage, indépendamment du sort de l'entreprise.

2. La garantie de parfait achèvement (1 an)

Prévue à l'article 1792-6 du Code civil, la garantie de parfait achèvement oblige l'entrepreneur à réparer tous les désordres signalés à la réception ou dans l'année qui suit. Elle couvre tous les défauts, même mineurs. Mais elle ne joue que sur signalement : c'est pourquoi la réception des travaux est une étape cruciale, qu'il faut préparer avec soin.

  • Durée : 1 an à compter de la réception
  • Déclenchement : réserves inscrites au procès-verbal ou lettre recommandée dans l'année
  • Responsable : l'entrepreneur ayant réalisé les travaux
À savoir : Même un défaut mineur (fissure superficielle, carrelage mal posé, joint manquant) doit être inscrit en réserve lors de la réception. Tout ce qui n'est pas signalé à ce stade devra être démontré comme étant apparu postérieurement.

3. La garantie biennale de bon fonctionnement (2 ans)

Prévue à l'article 1792-3 du Code civil, la garantie biennale couvre les éléments d'équipement dissociables de l'ouvrage : ceux qui peuvent être enlevés ou remplacés sans détériorer le bâti. On pense notamment aux volets roulants, chauffe-eau, radiateurs, robinetterie, portes intérieures ou interphones.

  • Durée : 2 ans à compter de la réception
  • Concerne : les éléments dissociables (robinetterie, volets, radiateurs, motorisation de garage…)
  • Responsable : l'entrepreneur ayant installé l'élément concerné

Un élément est dit dissociable s'il peut être déposé sans porter atteinte à l'intégrité de l'ouvrage. À l'inverse, un élément indissociable — comme une chape de carrelage scellée — relève de la garantie décennale s'il présente des désordres graves.

4. Garantie décennale et assurance dommages-ouvrage : quelle différence ?

Ces deux mécanismes sont complémentaires mais distincts. L'assurance dommages-ouvrage (DO), souscrite par le maître d'ouvrage avant l'ouverture du chantier, permet une indemnisation rapide — en principe dans un délai global de 90 jours à compter de la déclaration de sinistre — sans attendre qu'un tribunal désigne un responsable. La garantie décennale engage quant à elle la responsabilité personnelle du constructeur et de son assureur ; la procédure est plus longue mais permet d'obtenir une réparation complète.

À savoir : Les deux mécanismes sont cumulables. La DO permet une indemnisation rapide ; la garantie décennale permet d'engager la responsabilité du constructeur. L'absence d'assurance dommages-ouvrage ne prive pas le particulier de ses droits en garantie décennale, mais complique et allonge considérablement la procédure.

5. Comment actionner ces garanties ? (étape par étape)

  • Étape 1 — La mise en demeure : adressez à l'entrepreneur une lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) décrivant précisément les désordres constatés, accompagnée de photos datées.
  • Étape 2 — La déclaration de sinistre : si vous avez souscrit une assurance dommages-ouvrage, déclarez le sinistre par LRAR. L'assureur doit mandater un expert dans les 60 jours.
  • Étape 3 — Le référé-expertise : en cas de refus ou d'absence de réponse, saisissez le tribunal judiciaire en référé pour désigner un expert judiciaire indépendant.
  • Étape 4 — L'action au fond : sur la base du rapport d'expertise, votre avocat engage une action devant le tribunal judiciaire pour obtenir la condamnation du ou des constructeurs responsables.
Attention à la forclusion : tout recours doit impérativement être exercé avant l'expiration du délai de garantie applicable (1, 2 ou 10 ans). Passé ce délai, l'action est irrecevable, même si les désordres sont graves.

6. Pourquoi se faire assister par un avocat spécialisé ?

La mise en jeu de ces garanties soulève souvent des difficultés que les particuliers n'anticipent pas : identifier le bon responsable parmi plusieurs intervenants, déterminer si le désordre entre dans le champ de la garantie décennale, réagir aux tentatives de l'entrepreneur de minimiser sa responsabilité, contester un rapport d'expertise défavorable, ou encore respecter les délais de procédure pour éviter toute forclusion.

Un avocat spécialisé en droit de la construction vous accompagne dès les premières démarches — y compris lors des réunions d'expertise judiciaire, étape souvent décisive — afin de sécuriser votre dossier et maximiser vos chances d'obtenir réparation.

Questions fréquentes

La garantie décennale s'applique-t-elle aux travaux de rénovation ?

Oui, dès lors que les travaux sont réalisés par un professionnel et qu'ils affectent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

Que faire si l'entreprise est en liquidation judiciaire ?

Vous pouvez agir directement contre l'assureur décennal de l'entreprise, même si celle-ci a cessé son activité. L'assurance responsabilité décennale est obligatoire et suit l'ouvrage.

La garantie décennale est-elle transmissible lors d'une vente ?

Oui, automatiquement. L'acquéreur bénéficie de plein droit des garanties légales restant à courir à la date de la vente.

Peut-on cumuler garantie décennale et assurance dommages-ouvrage ?

Oui, les deux mécanismes sont cumulables et complémentaires. La DO permet une indemnisation rapide ; la garantie décennale permet d'engager la responsabilité personnelle du constructeur fautif.

La garantie décennale couvre-t-elle les désordres causés par un sous-traitant ?

Oui. L'entrepreneur principal reste responsable envers le maître d'ouvrage, même si les travaux ont été sous-traités. Il lui appartient ensuite de se retourner contre son sous-traitant.

Vous faites face à une situation similaire ? Le cabinet Mayer Avocat vous accompagne dès les premières démarches, y compris lors des réunions d'expertise judiciaire.

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VEFA

Achat sur plan (VEFA) : les 5 erreurs à éviter absolument le jour de la livraison

Par Émilie Mayer, Avocate au Barreau de Paris  ·  Juillet 2026  ·  Mis à jour régulièrement
Remise de clés logement neuf – VEFA

La livraison d'un logement acquis en vente en l'état futur d'achèvement (VEFA) est une étape décisive — et souvent sous-estimée. Il est rare qu'un appartement neuf ne fasse l'objet d'aucune réserve à la remise des clés. Pourtant, trop d'acquéreurs se présentent sans préparation et perdent ainsi leurs droits à réparation, parfois définitivement.

C'est à ce moment précis que vous prenez possession de votre bien — et que vous disposez d'une opportunité unique pour constater officiellement les éventuels défauts. Une fois le procès-verbal signé sans réserve, les voies de recours se ferment une à une. Voici les cinq erreurs les plus fréquentes que nous observons dans notre pratique, et comment les éviter.

Erreur n°1 : ne pas se faire accompagner le jour de la livraison

La livraison d'un logement neuf est un acte juridique formalisé par un procès-verbal signé, qui déclenche le délai des garanties légales. C'est aussi un moment de pression commerciale : le promoteur est pressé de clôturer, et l'acquéreur, souvent submergé par l'émotion, peut négliger des défauts pourtant visibles.

Il est vivement recommandé d'être accompagné d'un professionnel — expert en bâtiment indépendant ou avocat spécialisé en droit de la construction — capable de détecter les défauts non apparents et de formuler des réserves juridiquement pertinentes. Sans cet accompagnement, vous risquez de passer à côté de malfaçons qui, non signalées le jour J, seront beaucoup plus difficiles à faire valoir.

À retenir : prévoyez votre visite avec une check-list par pièce. Testez tous les équipements : robinets, volets, interphone, prises électriques, chauffage, VMC. Photographiez systématiquement chaque désordre constaté. Ne signez rien avant d'avoir inspecté l'ensemble du logement.

Erreur n°2 : signer le procès-verbal sans inscrire de réserves

Signer le procès-verbal de livraison sans émettre de réserves, c'est y renoncer. L'absence de réserve vaut acceptation du bien en l'état, même si des défauts sont visibles. Cette règle est stricte et ne souffre pratiquement d'aucune exception pour les vices apparents.

Les réserves doivent être précises, localisées et descriptives : « rayure sur le plan de travail de la cuisine », « porte de la salle de bain ne se ferme pas correctement », « revêtement de sol décollé sur environ 0,5 m² dans la chambre principale ». Une formulation vague comme « peintures à reprendre » sera insuffisante pour contraindre le promoteur.

Comment formuler une réserve valide ?

Pour être juridiquement efficace, une réserve doit réunir trois éléments :

  • une localisation précise (pièce, équipement, surface concernée) ;
  • une description de la nature du désordre ou de la non-conformité ;
  • une inscription écrite dans le procès-verbal de livraison, ou à défaut, par lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) dans le délai d'un mois suivant la remise des clés.

Passé ce délai d'un mois, l'acquéreur est légalement réputé avoir accepté l'état du logement. Toute réclamation ultérieure devient alors beaucoup plus difficile à faire valoir, sauf à prouver qu'il s'agissait de vices non décelables initialement.

Erreur n°3 : confondre les trois régimes de garanties légales

De nombreux acquéreurs ignorent qu'il existe trois garanties distinctes après la livraison d'un bien en VEFA, avec des durées, des objets et des responsables différents. Confondre ces régimes conduit souvent à agir trop tard — ou contre le mauvais interlocuteur.

GarantieDuréeCe qu'elle couvreResponsable
Parfait achèvement1 anDéfauts apparents signalés à la livraison ou dans le mois suivantPromoteur / Entrepreneur
Biennale2 ansÉquipements dissociables : portes, fenêtres, chaudière, VMC, radiateurs…Entrepreneur
Décennale10 ansDommages compromettant la solidité ou rendant le bien impropre à l'habitationConstructeur + assureur

À noter : la garantie biennale est totalement absente de nombreux PV de livraison, alors qu'elle constitue un recours précieux en cas de dysfonctionnement des équipements dans les deux ans suivant la livraison.

Erreur n°4 : ne pas relancer le promoteur sur la levée des réserves

Inscrire des réserves ne suffit pas : encore faut-il s'assurer qu'elles sont effectivement levées dans un délai raisonnable. Un nombre important de litiges VEFA naît précisément de l'inaction de l'acquéreur après la livraison.

Si le promoteur tarde ou refuse d'intervenir, plusieurs outils sont à votre disposition :

  • la mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception, qui formalise votre demande et constitue un point de départ pour les délais de procédure ;
  • l'engagement d'une procédure judiciaire, si nécessaire — dans le délai d'un an suivant la livraison pour les désordres relevant du parfait achèvement.
La consignation des 5 % : votre meilleur levier de pression. Si vous constatez des réserves le jour de la livraison, vous avez le droit de consigner le solde du prix (5 %) auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations ou chez le notaire. Cette consignation vaut paiement — elle vous protège contre toute procédure en résolution de vente — mais elle suppose que vous ayez les fonds disponibles ce jour-là. Le promoteur ne pourra débloquer ces sommes qu'après justification de la levée des réserves.

Erreur n°5 : ignorer les droits liés au retard de livraison

Le retard de livraison est l'une des situations les plus fréquentes en VEFA — et l'une des moins connues des acquéreurs en termes de droits. Pourtant, la loi prévoit un mécanisme d'indemnisation en cas de retard injustifié du promoteur.

Pour cela, le contrat de réservation et l'acte de vente authentique doivent stipuler une date de livraison précise. En l'absence de date fixe, les droits à indemnisation peuvent être difficiles à faire valoir.

Il est important de distinguer les causes légitimes de retard — catastrophes naturelles, cas de force majeure — des retards fautifs, seuls générateurs d'indemnités. En cas de doute sur la qualification du retard, un avis juridique préalable est fortement conseillé.

Erreur n°6 : ne pas vérifier la conformité au contrat de vente définitif

La livraison est également le moment de vérifier que le logement livré correspond exactement au contrat de vente définitif signé chez le notaire : superficie, matériaux, équipements, finitions, label énergétique. La notice descriptive annexée au contrat est votre document de référence.

Tout écart constitue une non-conformité, qui doit être signalée dans le procès-verbal de livraison. Selon la nature et l'importance de la non-conformité, vous pouvez obtenir une réduction du prix, une exécution forcée des travaux de mise en conformité, ou — dans les cas les plus graves — la résolution de la vente.

Attention : une non-conformité mineure ne suffit généralement pas à justifier une action judiciaire. En revanche, une superficie inférieure à celle contractuellement prévue peut engager la responsabilité du vendeur.

Check-list : ce qu'il faut vérifier pièce par pièce le jour de la livraison

  • État des revêtements de sol : carrelage, parquet, moquette
  • État des peintures et enduits : absence de fissures, traces, défauts
  • Fonctionnement de toutes les portes et fenêtres (ouverture, fermeture, serrures)
  • Fonctionnement des volets roulants, stores, interphone
  • Réseau électrique : prises, interrupteurs, éclairage, tableau électrique
  • Plomberie : robinetterie, évacuations, étanchéité des joints
  • Chauffage, VMC, climatisation : test de fonctionnement
  • Équipements de cuisine et salles de bains (si prévus au contrat)
  • Conformité des matériaux et finitions avec la notice descriptive
  • Présence des documents obligatoires : DPE, attestation de conformité, PV de réception travaux

Questions fréquentes sur la livraison VEFA

Peut-on refuser de signer le procès-verbal de livraison ?

Oui, si les désordres constatés rendent le logement impropre à l'utilisation ou révèlent un défaut de conformité substantiel. Ce refus doit être motivé et formalisé par écrit. Dans la plupart des cas, il est cependant plus efficace de signer sous réserves et de consigner les 5 % — cette stratégie préserve tous vos droits sans bloquer la prise de possession.

Combien de temps le promoteur a-t-il pour lever les réserves ?

La loi ne fixe pas de délai précis, mais la levée des réserves doit intervenir dans un délai raisonnable. Passé ce délai, une mise en demeure par lettre recommandée s'impose. Une procédure judiciaire peut être engagée dans l'année suivant la livraison au titre du parfait achèvement.

Que couvre la garantie biennale ?

La garantie biennale (2 ans) couvre les éléments d'équipement dissociables du bâtiment : portes, fenêtres, volets, chaudière, radiateurs, VMC, équipements sanitaires. Elle est distincte de la garantie décennale, qui vise les désordres structurels compromettant la solidité du bâtiment.

La VEFA est-elle protégée par une garantie financière d'achèvement ?

Oui. Tout contrat de vente en VEFA doit être assorti d'une garantie financière d'achèvement (GFA) — généralement fournie par un établissement bancaire ou une société de caution. En cas de défaillance du promoteur, cette garantie assure la livraison du logement. Vérifiez qu'elle figure bien dans votre acte de vente.

Quels sont les délais de prescription pour agir contre un promoteur VEFA ?

Les délais varient selon le fondement de l'action : 1 an pour le parfait achèvement, 2 ans pour la garantie biennale, 10 ans pour la garantie décennale. Ces délais courent à compter de la livraison ou de la réception des travaux. Une fois dépassés, certaines voies de recours sont définitivement fermées.

Vous faites face à un litige avec votre promoteur ? Le cabinet Mayer Avocat vous accompagne à chaque étape — du jour de la livraison jusqu'à la résolution de votre litige. Les délais de prescription en matière de VEFA sont stricts : n'attendez pas.

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